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RDC : Arrestation d’un journaliste belge
RETOMBEES DU DERNIER MASSACRE AU BAS-CONGO : UN JOURNALISTE BELGE ARRETE A SEKEBANZA, PROVINCE DU BAS-CONGO. La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) vient d’être saisie de l’arrestation de monsieur Collin, journaliste indépendant de nationalité belge en mission d’enquête sur le massacre des adeptes de Bundu Dia Kongo et autres populations de la province du Bas-Congo. Selon les informations en possession à la VSV, M. Colin est arrivé à Boma mardi 15 avril 2008 et s’est présenté auprès des autorités locales de Boma. Il a, à cette occasion de présentation des civilités, expliqué le but de sa présence dans la province. Les autorités locales qui n’auraient trouvé aucun inconvénient l’ont laissé faire son travail. Profitant de cette autorisation tacite, le journaliste a continué sa mission de reportage jusqu’à aller mercredi 16 avril 2008 à Sekebanza, situé à plus d’une vingtaine de kilomètres de Boma. Là, il est interpellé par des agents de la Direction Générale de Migration (DGM) qui l’ont soumis à un interrogatoire serré. Il est reproché au journaliste de s’introduire dans une zone minière sans l’autorisation du ministre des Mines. Il est ainsi remis entre les mains de la police qui l’a immédiatement déporté de Sekebanza à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo où il est placé en détention dans un cachot de la « Police Spéciale » de Matadi. Il sied de rappeler que depuis fin février 2008, le gouvernement de la RDCongo a dépêché une expédition punitive de militaires et de policiers pour réprimer et anéantir le mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo (BDK). La répression a été tellement cruelle, inhumaine et dégradante que l’opinion publique, si choquée, a crié au scandale tragique à charge de l’Etat congolais. Depuis lors, le pouvoir en place cherche à minimiser, banaliser et dissimiler ces tueries et affiche une hostilité envers les témoins, victimes et autres personnes susceptibles d’ébruiter davantage ce massacre en vue de mobiliser la communauté tant nationale qu’internationale sur les responsabilité du gouvernement de la RDCongo dans la commission de ce crime contre l’humanité dont la gravité est suffisante pour l’auto-saisine de la Cour Pénale Internationale (CPI). La VSV condamne cette arrestation arbitraire et exige la libération immédiate du journaliste belge, sinon sa présentation devant une juridiction compétente pour confirmer les allégations d’infraction en vue d’un procès juste et équitable pour faire la lumière sur cette privation arbitraire de liberté contre le journalise belge et sanctionner les auteurs, complices et commanditaires de l’opération de musèlement et d’effacement de traces relatives au massacre des BDK. Fait à Kinshasa, le 17 avril 2008
LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)
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