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Violation des droits humains sur le terrioire français

Comores : Eviction du Président Mohamed Bacar

COMMUNIQUÉ de presse

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) se réjouit de l’éviction du dictateur Mohamed Bacar.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) tire son chapeau aux autorités comoriennes sur la sagesse et l’efficacité dont ils ont fait preuve quant à la résolution du problème posé par l’entêtement de Mohamed Bacar et ses complices.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) est reconnaissante envers la communauté Internationale en général et l’Union Africaine en particulier pour tous les efforts déployés pendant plus de dix ans en faveur de la paix et l’intégrité territoriale des Comores.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) remercie les peuples frères et gouvernements de la Tanzanie , du Soudan , du Grand Jamahiriya de Libye, de la France et des Etats-Unis d’Amérique pour leur contribution inestimable en vue de rétablir l’intégrité, la paix et la démocratie aux Comores.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) salue le professionnalisme dont ont fait preuve l’Armée Nationale de Développement (AND) et les contingents des Armées de la Tanzanie et du Soudan, professionnalisme qui a permis la libération du territoire comorien d’Anjouan en un temps raisonnable avec des dégâts limités.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) s’incline devant toutes les victimes de la barbariede Bacar et de la guerre fratricide qu’il a imposé au Gouvernement Comorien.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) appelle le peuple meurtri d’Anjouan à faire preuve de la retenue musulmane, à croire en la justice de leur pays et de ne pas appliquer la loi du talion.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) appelle la France , pays berceau des droits de l’homme, le Gouvernement français et le Peuple frère de France de faire preuve de solidarité avec les Comores et les comoriens en extradant sans délai en évitant toute tracasserie administrative et diplomatique.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) rappelle au Gouvernement français que Mohamed Bacar et ses lieutenants ont du sang sur les mains et doivent être jugés en terre comorienne où ils ont commis leurs exactions.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) prie les autorités françaises de ne pas « voler » la joie et le droit légitime des Comoriens et des Anjouanais.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) demande à la France de respecter scrupuleusement le Mandat d’Arrêt International lancé contre Mohamed Bacar.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) est prompte à condamner et dénoncer toute éventuelle mascarade d’un jugement à la Bob Denard de Mohamed Bacar et ses lieutenants en territoire ou colonie français. Et tout comorien qui y participera doit être considéré comme un traître à la nation.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) se réserve dans les meilleurs délais de porter plainte contre Mohamed Bacar et ses lieutenants au Tribunal International d’Arusha pour toutes les exactions qu’ils ont commis à savoir : arrestations arbitraires, tortures morales et physiques, éliminations physiques, détournements de biens publics, rébellion à l’état et rébellion à l’Union Africaine.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) s’est résolue à se constituer partie civile dans tous les procès contre Mohamed Bacar et ses complices.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) appelle la Communauté Internationale à peser de tout son poids pour que Mohamed Bacar et ses lieutenants ne puissent pas bénéficier d’une impunité coupable.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) s’indigne sur le voyage provocateur que le ministre français des colonies s’apprête à effectuer le vendredi 28 mars 2008 sur la terre comorienne de Mayotte.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) appelle les autorités comoriennes à plus de fermeté et à prendre leurs responsabilités.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) est décidée de faire du « retour de Bacar et de ses lieutenants », son combat jusqu’à satisfaction.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) exhorte les patriotes comoriens à se lever pour exiger le retour des « bourreaux » sur le lieu de leurs exactions.

Fait à MUTSAMUDU le 27 mars 2008
Fait Le Vice-Président de la FCDH
Fait ABDALLAH MOHAMED ABDULLATUF

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