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Tunisie : Agression de Sihem Bensedrine et de Omar Mestiri
COMMUNIQUE C’est avec une profonde consternation que l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) a appris l’agression dont ont été victimes Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal Kalima. En effet, selon les informations reçues, de retour d’un séjour en Europe, les bagages de M. Omar Mestiri et Mme Sihem Bensedrine, et plus particulièrement les livres et documents personnels ont été minutieusement fouillés par un agent des services des douanes. Un groupe d’agents de la sûreté de l’Etat est arrivé et a exigé de voir le contenu de leurs ordinateurs portables. Face à leur refus, les agents prétextant une formalité administrative les ont invités à les suivre. Après les avoir enfermés à clé dans un bureau, ils ont été molestés et leurs ordinateurs ont été confisqués. Lorsque Mme Bensedrine a tenté d’appeler son avocat à l’aide de son téléphone portable, l’un des agents s’est jeté sur elle et lui a tordu le bras afin de lui arracher le cellulaire. Le contenu des ordinateurs et des diskettes a été recopié, une soixantaine de documents numériques (DVD, CDROM, cassettes de musique, etc.) ont été saisis. Cet acharnement contre Mme Bensedrine et M. Mestiri constitue une suite logique de la campagne de dénigrement savamment orchestré par le régime tunisien contre les défenseurs des droits de l’homme. Ainsi, courant février, des articles abjects ont été publiés par le journal pro-gouvernemental Al-Hadath contre Me Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits humains (LTDH), Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, Mme Sihem Bensedrine, Me Radhia Nasraoui, présidente de l’Association tunisienne de lutte contre la torture (ATLT), etc. L’UIDH dénonce ces brutalités et ces campagnes diffamatoires qui loin d’honorer le pouvoir tunisien le discrédite fortement. Elle exige :
Ouagadougou le 06 mars 2008
Le Président
Me Brahima KONE
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