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Comores : Crise dans l’île d’Anjouan

DECLARATION N° 4 SUR LA SITUATION A ANJOUAN

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH), fidèle à ses principes fondamentaux et valeurs, continue à croire qu’une solution négociée aurait été l’idéal pour un règlement durable de la crise anjouanaise.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) salue la patience de son Excellence le Président Sambi et l’oreille attentive qu’elle porte à la communauté internationale.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) salue et remercie la communauté internationale pour les multiples efforts qu’elle déploie vainement dans un espoir louable d’aboutir à une fin négociée du règne tyrannique d’Anjouan.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) condamne sans réserve les exactions et la poursuite de la politique d’humiliation notamment les abus sexuels dont sont victimes quotidiennement hommes et femmes à Anjouan. La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) s’indigne contre l’attitude arrogante de ce qu’on appelle les autorités de fait d’Anjouan pour leur entêtement et leur volonté manifeste d’amener l’île triangulaire vers le chaos en refusant toutes propositions de la communauté internationale qui auraient permis une sortie de crise sans préjudice pour Anjouan et les anjouanais.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) exige à ce que Mohamed Bacar et ses lieutenants civils et militaires soient considérés comme responsable du déclanchement d’une guerre fratricide au cas d’un débarquement à Anjouan.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) demande à ce que Mohamed Bacar et l’ensemble des membres figurant sur la liste des « 145 » soient traduits devant un tribunal international à l’exemple de celui d’Arusha.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) condamne sans réserve les certains soit disant cadres de la société civile d’Anjouan qui flirtent avec les tortionnaires pour sauver selon leurs lâches dires, leur pauvre peau.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) s’interroge sur le bien fondé des préparatifs soit disant humanitaires que les autorités françaises mènent dans l’île comorienne de Mayotte pour soit disant accueillir les anjouanais qui fuiraient les combats lors d’un éventuel débarquement à Anjouan alors que les mêmes autorités coloniales continuent de refouler quotidiennement le plus souvent par des procédés pas très catholiques les mêmes anjouanais.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) appelle la communauté internationale à appuyer les autorités nationales dans toute solution visant à rétablir la paix et l’autorité d’une manière juste et durable sur l’île comorienne d’Anjouan.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) renouvelle sa sympathie à la population meurtrie d’Anjouan et leur demande encore une fois de ne pas abdiquer devant le tyran et ses milices.

Fait à Fomboni le 28 février 2008
Le Président National FCDH
Mohamadi Nansuri Riziki

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