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RDC : P.V de la comparution de la VSV

SYNTHESE COMPARUTION DE LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV) AU PARQUET DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA GOMBE A KINSHASA MERCREDI 30 JANVIER 2008.

Suite à l’insistance réitérée de la magistrate OTSHUDI Geneviève alias « GEO » de voir le responsable de la VSV, monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE, répondre personnellement au mandat de comparution signé le 24 janvier 2008, déposé le 25 janvier 2008, la VSV a délégué mercredi 30 janvier 2008 pour la troisième fois (après les 28 et 29 janvier 2008), son vice-président, monsieur Dolly IBEFO MBUNGA.

Le représentant de la VSV était accompagné de deux avocats, Me Christian BULAMBO, de l’ONG COJESKI et Me Alex MUTOMBO, de l’ONG Toges Noires. A leur arrivée, la magistrate a commencé par se plaindre des appels téléphoniques intempestifs relatifs au dossier de la VSV. Pour elle, ces appels parfois intervenus à des heures tardives contenaient des menaces contre elle.

Entrant dans le vif du sujet, la magistrate s’est mise à verbaliser le vice-président de la VSV. L’interrogatoire est axé sur l’incident intervenu entre la voiture de la VSV et le véhicule de la société brassicole « BRALIMA ».

A ce propos, il convient de rappeler que le 02 mars 2007, la voiture de la VSV était en stationnement à un mètre de la chaussée à Kinshasa/Gombe sur l’avenue du Flambeau. Un grand véhicule de Bralima plein de casiers de boissons sucrées Maltina de passage a bondit sur un trou et a déversé des casiers ; des bouteilles se sont cassées sur la voiture de la VSV. Cet incident a été enregistré par un officier de police judiciaire de la Police Spéciale de Roulage (PSR) Comme dégâts, de vitres de la voiture de la VSV cassés du côté de chauffeur et celui-ci blessé. Depuis lors, la Bralima n’a jamais réparé les dommages causés à la VSV.

En raison de l’expiration de l’assurance de la voiture, la magistrate a exigé à la VSV une amende de mille dollars américains (1000 USD) pour infraction de défaut d’assurance. En réaction, M. Dolly IBEFO MBUNGA a exprimé son étonnement du fait que, au regard de l’incident, la VSV, en position de victime, est plus malmenée que l’auteur. La magistrate a promis de faire comparaître la Bralima pour qu’elle soit sommée de réparer les dommages causés à la VSV.

Les avocats ont tranquillisé la dame magistrate qui affirmait être insécurisée par le dossier de la VSV. Au moment où la VSV mène des actions sur la lutte et la prévention contre l’impunité sur l’assassinat de madame Aimée Kabila Mulengela la nuit du 15 au 16 janvier 2008 à Kinshasa, il importe tout de même d’attirer l’attention sur la coïncidence du mandat de comparution et l’exhumation du dossier relatif à l’incident routier avec la Bralima.

En réaction aux actions initiées par la VSV, des démentis fortement médiatisés ont été faits par la maison civile du chef de l’Etat, l’inspection provinciale de la police de Kinshasa à travers un communiqué officiel et une conférence de presse. Dans le communiqué officiel, le chef de maison civile du chef de l’Etat, monsieur MUGALU Théodore a promis une action judiciaire contre la journaliste Ghislaine DUPONT, de la Radio France Internationale (RFI)

Des informations parvenues à la VSV ont révélé que le parquet aurait reçu des instructions en vue de se servir de l’incident de circulation routière comme dossier apparent utilisé comme appât débouchant sur le dossier réel concernant la dénonciation par la VSV de l’assassinat. Les pressions internes et externes sur les autorités publiques… auraient, pour le moment, paralysé visiblement l’exécution du plan contre la VSV.

Depuis que la VSV a dénoncé l’assassinat de Mme Aimée Kabila Mulengela, ses membres seraient sous filature et ses bureaux sous surveillance des agents de Sécurité.

Au demeurant, la situation requiert vigilance et mobilisation en vue de garantir la sécurité et la protection de la VSV et de ses animateurs.

LA VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

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