Archives
Le Courrier UIDH Livre d'or Autre liens Nous écrire
  English
Vous êtes ici > : Communiqués
 
  Accueil
  Connaitre l’UIDH
  Bureau de Coordination
  Partenaires
  Observatoire
  Hommage
  Courrier
  Autres Liens
  Rapports
  Communiqués
   
   
 
  Imprimer
 Dans la même rubrique
RDC : Arrestation d’un journaliste belge
Niger : Enquête parlementaire indépendante sur la situation dans le Nord
Arrestation d’étudiants maliens en Algérie
Comores : Mohamed Bacar doit être jugé aux Comores
Violation des droits humains sur le terrioire français

Côte d’Ivoire : saccage du siège de la LIDHO

COMMUNIQUE DE L’UIDH

C’est avec une profonde consternation que l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) a appris la destruction des locaux abritant le siège de la ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO). En effet, le 21 mai 2005, des étudiants de la FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire) après un meeting pour la reprise des cours se sont déportés au siège de la LIDHO. Après leur passage, le constat est amer, les locaux ont été totalement dévastés : le matériel (ordinateurs, vidéo projecteur, appareil photo numérique, ventilateurs, imprimantes, fax, photocopieurs, etc.) a été soit dérobé ou saccagé, des documents détruits. Toute la mémoire de la LIDHO a disparu du fait de ce pillage. Les secrétaires présentes au moment des évènements ont été dépouillées de leurs téléphones portables. Selon les informations reçues, ces étudiants reprocheraient à la LIDHO de soutenir le mouvement de grève de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC). Ces derniers avaient annoncé leur décision de maintenir leur mot d’ordre de grève au cours d’une conférence de presse au siège de la LIDHO le vendredi 18 mai 2007. Toutefois, aucune raison ne saurait justifier ces actes de barbarie car selon les informations reçues, le siège de l’APDH (Action pour la protection des droits de l’homme) à l’instar de la LIDHO aurait également subi le courroux de ces étudiants. La LIDHO s’est toujours battue sur tous les fronts, elle a constamment dénoncé les violations des droits de l’homme. L’UIDH condamne fermement ces actes de vandalisme et demande aux autorités judiciaires ivoiriennes :
  de poursuivre les auteurs et les condamner conformément à la loi ;
  de garantir l’intégrité physique et morale de toutes les victimes ;
  d’appliquer les textes garantissant les libertés fondamentales que la Côte d’Ivoire a ratifiés, notamment la déclaration des Nations Unies sur la protection des défenseurs des droits de l’homme.
  L’UIDH manifeste son entière solidarité envers la LIDHO et se réserve le droit de prendre les dispositions qui s’imposent afin de permettre aux membres de la Ligue d’exercer leur mission en toute indépendance et en toute liberté.

Ouagadougou le 22 mai 2007
Le Président de l’UIDH
Me Brahima KONE

uidh